• L’autohypnose

    Dans le 14ème numéro « Des Pouvoirs extraordinaires du corps humain » diffusé sur France 2, Adriana Karembeu et Michel Cymes, accompagnés par le docteur Lionel Coudron (yoga-thérapeute, phytothérapeute, acupuncteur, nutritionniste, traumatologie du sport…) sont partis dans l’empire du Milieu, pour tenter de percer le secret des médecines complémentaires (acupuncture, Qigong, Boxe chinoise, méditation, plantes…). Entre la France et la Chine, le trio a également testé l’efficacité des médecines dites alternatives (l’ostéopathie et l’hypnose).

    Ainsi, le grand public a découvert que l’acupuncture « permettait de bloquer la douleur et de pratiquer des opérations à coeur ouvert sans anesthésie générale. De même, les zones du cerveau qui sont mises en action pendant l’hypnose sont les mêmes que dans un état de conscience non modifié ». Oui, n’en déplaise aux esprits cartésiens occidentaux souvent réfractaires à ces médecines alternatives, les ressources internes du corps et de l’esprit regorgent de secrets inexpliqués. Néanmoins, grâce à cette émission, nous avons tous appris que la méditation augmentait l’épaisseur de notre matière grise (meilleur apprentissage et augmentation de la mémorisation) et que l’hypnose nous permettait « de vivre mentalement des choses exactement comme si nous les vivions réellement (les mêmes zones du cerveau entrent en action) ». Malgré un certain scepticisme ambiant chez de nombreux professionnels de la santé, nous sommes bel et bien capables de développer nous-mêmes des antidépresseurs, des anti-inflammatoires et/ou des antibiotiques. L’hypnose peut nous débarrasser de nos addictions et autres phobies. Mais qu’en est-il de l’autohypnose qui attire de plus en plus de monde ? Nous allons tenter de percer ce mot trop souvent victime de nombreuses idées préconçues.

    L’autohypnose provoquerait un état modifié de conscience appelé également EMC reconnu pour être une passerelle afin d’accéder facilement au développement personnel. En effet, « la conscience, caractérisée par la fréquence des ondes cérébrales, peut être modifiée à volonté, avec des bénéfices pour la santé. Lorsqu’il est en veille active, notre cerveau émet surtout des ondes rapides, dites bêta (de 12 à 30 Hz), avec l’apparition d’ondes gamma spécifiques (vers 40 Hz) lors d’une activité intellectuelle et mentale (intense). Alors qu’en relaxation légère ou éveil calme (assis dans son canapé yeux fermés par exemple), ce sont des ondes alpha (de 8 à 12.Hz) qui dominent. Les ondes thêta (4 à 8 Hz) correspondent, elles, à la relaxation profonde, la méditation et à un certain type de sommeil (paradoxal). Enfin, en sommeil profond, les ondes majoritaires sont de type delta (de 0,5 à 4 Hz). « Au cours d’une journée, nous ne faisons que passer d’un état de conscience à l’autre », explique Marie-Élisabeth Faymonville, chef du service d’algologie- soins palliatifs du CHU de Liège, hypnothérapeute mondialement reconnue… » (Sources Sciences et Avenir).

    L’autohypnose est une sorte de « débrayage » cérébral volontairement provoqué qui permet une dissociation entre l’esprit, le corps et l’environnement. En fait ce serait une sensation d’être en fusion avec l’Universalité, la fameuse loi de UN si chère aux moines Tibétains et aux Maitres Zen. Entrer dans la source des émotions permettrait d’apprivoiser les peurs, de nous améliorer, de changer agréablement et positivement des états négatifs en états positifs. A travers l’autohypnose, nous « autorisons notre inconscient à faire ce qu’il a à faire, comme il doit le faire ». S’adresser à son subconscient est une invitation au voyage dans notre esprit, somme toute une sorte de dialogue intérieur et de communication directe capable de nous apporter des réponses concises à nos interrogations. Ainsi on découvre que notre inconscient serait notre meilleur allié pour gommer, corriger ou résoudre les maux psychologiques. A travers des outils simples comme la suggestion et la visualisation, l’autohypnose améliore la confiance en nous, donne de nouvelles perspectives à notre vie en stimulant notre créativité. Elle peut vaincre les angoisses, les addictions, une phobie, les crises de panique, contrôler et aider la gestion émotionnelle, améliorer notre santé…

    Quand et où pratiquer ? En amont, il est de bon ton d’appliquer l’hexamètre de Quintilien pour définir les priorités de l’autohypnose et nos besoins réels. Il est possible de pratiquer à n’importe quel moment de la journée, dans un endroit tranquille, (extérieur ou intérieur). Vous allez plus ou moins perdre la notion de soi, de l’espace et de temps, que vous soyez assis, debout ou allongé. Si votre posture doit être de préférence confortable, veillez à être libre de tous mouvements afin d’être capable de réagir dans l’instant en cas de perturbations motrices, sensorielles ou cognitives engendrées par un tiers. Attention également aux moyens « externes » qui ne sont pas sans danger, telle l’utilisation de plantes psychotropes ou des drogues pour obtenir l’effet désiré. Ne jouez pas à l’apprenti sorcier, ne vous jetez pas non plus dans les griffes de pseudo gourous qui soulageront plus votre portefeuille que vos désirs d’apprendre.

    Donc il est possible de passer volontairement d’un état à un autre grâce à des techniques simples. Le Coma Science Group du CHU de Liège (Belgique), Andrew Newberg de l’université de Philadelphie, Richard Davidson de l’université de Wisconsin-Madison ou le bouddhiste Matthieu Ricard se sont livrés à des recherches et à des expériences très intéressantes. Ainsi Elena Sender (Spécialiste des Neurosciences au magazine Sciences et Avenir) relate à travers un excellent article (décembre 2016) les études d’Andrew Newberg (USA) « qui révèlent que lorsqu’un moine tibétain médite, l’activité dans le lobe préfrontal de son cerveau augmente, signe d’une concentration intense alors que celle de la région pariétale droite diminue, indiquant une perte d’attention temporelle et spatiale. Les zones limbiques (impliquées dans les émotions) sont aussi très actives, contribuant au sentiment de bienêtre. Par ailleurs, Richard Davidson a montré que les moines bouddhistes expérimentés produisaient, en méditant, près de 30 fois plus d’ondes gamma (activité mentale intense) que les débutants…» Le Coma Science Group du CHU de Liège (Belgique) a montré en 2013 que « l’hypnose activait également des réseaux internes (conscience de soi) et entraînait une baisse des réseaux externes (conscience de l’environnement) ». Steven Laureys, responsable du Coma Science Group souligne lui aussi les bénéfices des états modifiés de conscience spontanés tels que l’EMI.

    Au moment ou des scientifiques de Harvard auraient localisé la conscience dans le cerveau humain, des hôpitaux ont expérimenté avec succès les bienfaits de la méditation, du Qigong, de l’acupuncture, de l’hypnose et de l’autohypnose. Il en résulte qu’en apprenant à modifier son état de conscience, on favorise un meilleur positionnement dans sa vie. Malheureusement, enfermés dans un dogmatisme imposé, trop de gens vivent dans une zone limitée sans jamais oser explorer d’autres possibilités. Pourtant nous avons toutes et tous des solutions et des outils accessibles nous permettant de recréer le lien vers notre inconscient, afin de l’utiliser dans une démarche active. A l’heure de la technologie et d’un simple clic, je le rappelle, l’ignorance est un choix. Certains ont opté pour la voie de l’accomplissement, d’autres ont adopté une voie de garage. Ce sont les paradoxes de la liberté de choisir.

     

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