• Une activité cérébrale enregistrée dix minutes après l’arrêt du cœur

    La science a révélé que l’arrêt des battements cardiaques entraîne un débranchement du cerveau deux minutes après. Pourtant, un cas étrange a été repéré dernièrement, l’activité cérébrale d’un individu étant restée active dans les dix minutes suivant sa mort.

    Une étude cérébrale stupéfiante

    Les faits ont été relatés au Canadian Journal of Neurological Sciences par des scientifiques de l’Université de Western Ontario, au Canada. Ces derniers ont entrepris une étude sur les activités cérébrales en utilisant quatre cobayes.
    L’un d’entre eux, un individu de sexe masculin âgé de 67 ans, a présenté une activité électrique de l’encéphale durant 10 minutes et 38 secondes après l’arrêt des battements de son cœur.
    Un fait qui relève de l’impossible étant donné que cette dernière devrait s’arrêter dans les deux minutes suivant la mort. Si l’étude a créé un buzz médiatique outre-Atlantique, Benjamin Rohaut, neuroscientifique et médecin à l’Université de Columbia, aux Etats-Unis, dénie ce phénomène. En s’adressant à la revue
    Sciences et Avenir, il fait état d’un faux signal au lieu d’une réalité.

    Les autres cobayes ne présentaient aucune anomalie

    Benjamin Rohaut dénonce les limites d’une telle étude. Selon lui, elle « soulève des questions intéressantes » sans toutefois dépasser un stade préliminaire.
    En effet, elle n’a été effectuée que sur quatre patients atteints de pathologies différentes. Autrement dit, l’échantillon choisi est insuffisant pour produire des résultats pertinents et utilisables. Pour remarque, ces volontaires, ont consenti, de leur vivant, à donner leur corps à la science après leur mort. Leurs ondes cérébrales ont été étudiées et mesurées avec un casque électroencéphalographe (EEG). L’étude a montré que les trois autres cobayes ne présentaient aucune « anomalie »

    Un artefact et rien d’autre !

    Bien qu’étant extraordinaire, cette découverte est remise en doute autant par Benjamin Rohaut que par ses propres auteurs, les scientifiques canadiens. Ils ont donc supposé qu’une telle activité cérébrale inhabituelle peut être un artefact, c’est-à-dire un simple faux signal. Le neuroscientifique de l’Université de Columbia affirme un arrêt normal de l’activité cérébrale électrique chez les trois autres patients.
    En revanche, celle du patient de 67 ans qui ne s’est arrêtée qu’au bout de 10 minutes pourrait être expliquée banalement. En effet, il peut s’agir d’un artefact, un faux signal courant dans ce type d’enregistrement au lit du patient. Pour lui, les scientifiques canadiens ne se sont pas attardés sur le sujet alors que cette activité cérébrale pourrait simplement résulter d’une agonie durable de certaines zones cérébrales.

    De l’importance de mener des études qualitatives

    Benjamin Rohaut rapporte la nécessité de mener une étude qualitative sur un sujet aussi passionnant que ce soit dans la sphère scientifique ou pour le grand public. En effet, ce type d’étude soulève des questions éthiques relatives, à titre d’exemple, au prélèvement d’organes après un « arrêt des thérapeutiques actives en réanimation», c’est-à-dire de supports vitaux tels que la ventilation artificielle. Les scientifiques canadiens, quant à eux, déplorent l’infériorité en nombre de ce type d’études.

    Les études sur les EMI mises en valeur

    Les études portant sur l’activité cérébrale post mortem concernent majoritairement les Expériences de Mort Imminente (EMI). En août 2013, par exemple, une étude publiée dans le PNAS relate que des scientifiques ont découvert des cerveaux particulièrement actifs chez les rats quelques secondes après que leur cœur ait cessé de fonctionner. La recherche vise à savoir si les EMI dérivent de ce genre d’activité. Chez ces rats, l’activité cérébrale a duré une trentaine de secondes. L’étude a été menée par Jimo Borjigin de l’Université du Michigan, rapporte Le Figaro.
    L’équipe de chercheurs a utilisé neuf rats en état de mort lente dont les encéphalogrammes ont montré que leur activité électrique encéphale restait active. En sus, leur expérience leur a permis de constater des oscillations gamma irrégulières et intenses, assimilables à celles de nonnes en pleine prière ou de moines bouddhistes en train de méditer, dans leurs cerveaux. Ces dernières existent également durant nos moments d’intense clairvoyance, ce qui amène les scientifiques à conclure que ces oscillations pourraient être à l’origine des EMI.

    Un cas relativement similaire en 2014

    En 2014, Sciences et Avenir avait rapporté une découverte assez semblable à celle-ci durant laquelle un homme d’une cinquantaine d’années avait affiché une activité cérébrale 3 minutes après l’arrêt de son muscle cardiaque. Les résultats sont le fruit d’une enquête débutée en 2008, impliquant 2 060 patients de 15 hôpitaux britanniques, américains et australiens. Outre les centaines de personnes ayant survécu à l’arrêt du cœur et détenant quelques souvenirs qui se sont formés durant cette période, un patient de 57 ans se trouvant dans un état de mort clinique durant trois minutes s’est remémoré des gestes des infirmiers et des sons provenant des machines présentes dans sa chambre.

    Dans le cas de notre sexagénaire, les chercheurs canadiens évoquent une expérimentation néerlandaise sur des souris en 2011. Malgré leur tête tranchée, on a observé une activité électrique cérébrale d’une durée d’une minute après leur mort. Toutefois, les ondes de la mort retrouvées chez ces dernières ne sont pas similaires à celles du sexagénaire, un mystère à résoudre !

    Source:

    Cas étrange : une activité cérébrale enregistrée jusqu’à 10 minutes après la mort

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