• Mandalas : Le bonheur au bout des doigts ?

    Dans une société aseptisée qui repose en grande partie sur un dogmatisme synonyme d’intransigeance, d’étroitesse d’esprit, d’autoritarisme et de raideur, l’homme ne sait plus à quel saint se vouer. En proie au Burn out, au stress, aux angoisses et à la dépression, il est à la recherche de solutions simples, efficaces, rapides et bon marché afin de faire face aux affres d’un monde qui marche sur la tête. Quoiqu’on en dise, dans le capharnaüm de notre société, nous sommes Maîtres de notre esprit mais esclaves de nos idées. Alors comment nous recentrer, nous ressourcer, nous apaiser en toute quiétude et à moindre coût ? Un mot nous vient à l’esprit, le mandala. Ces véritables dessins symboliques représentent symboliquement le rapport de l’être humain dans le cosmos et l’Univers tout entier. Les mandalas (cercle, unité, totalité, centre, en sanskrit) peuvent nous apporter un élément de réponse en nous invitant à la découverte de notre monde intérieur. Du célèbre médecin psychiatre Suisse Carl Gustav Jung à Erik Pigani (psychothérapeute de formation, parapsychologue et écrivain) ou Laurence Luyé-Tanet (professeur de yoga de l’énergie, thérapeute psychocorporelle-Psychologies jungienne et énergétique-, formatrice en secteur médico-social et auteure de plusieurs ouvrages sur les mandalas), tous s’accordent pour souligner l’importance de ces diagrammes. Mais à l’énoncé de ce mot, les premières questions posées par le simple quidam sont les suivantes : « Qu’est-ce qu’un mandala ? » « Est-ce une nouvelle mode ? ».

    D’abord, la découverte en Afrique d’un cercle solaire datant du paléolithique permet d’affirmer que les mandalas aux formes variées (ronds, carrés, octogonaux… mais organisés autour d’un centre) sont aussi vieux que l’homme. Ils représentent l’univers tout entier dans presque toutes les traditions spirituelles (Amérindiennes (Chamanisme), indiennes (hindouisme), Tibétaines, bouddhistes…) sans oublier le christianisme dont les remarquables témoignages restent les rosaces des cathédrales, véritables passerelles de lumière entre la terre et le divin. D’après Laurence Luyé-Tanet, « on peut retrouver la forme du mandala partout autour de nous : notre cerveau ou le système solaire sont des mandalas. Une cellule ? Une fleur ? Des mandalas, aussi ! »

    La fonction première du mandala serait une sorte d’outil thérapeutique facilitant le recentrage à travers un état méditatif propice à l’écoute de nos messages intérieurs. Cette méthode d’apprentissage de l’attention permet le développement personnel à travers des diagrammes à colorier, des pochoirs, des ateliers de thérapie par l’art… Le mandala aurait également un pouvoir de protection (tel le cercle des Amérindiens, ce capteur de rêves qui protège l’esprit et évite sa dispersion). Le célèbre psychanalyste Carl Gustav Jung « qui a œuvré toute sa vie pour réhabiliter l’âme en tant que réalité et non en tant qu’appareil psychique, a étudié les mandalas avec une admiration sans limites » dixit Erik Pigani. « Il avait d’ailleurs remarqué que l’inconscient, dans ses périodes de trouble, peut nous pousser à produire des mandalas, dans nos dessins ou dans nos rêves, sous forme, entre autres, de labyrinthes. De fait, ils peuvent aussi être utilisés pour identifier les désordres émotionnels ».

    Véritable outil de méditation, le mandala est une véritable béquille psychologique et physique pendant les périodes de doute. « Le fait de pouvoir travailler avec un mandala, soit en le dessinant, soit en le coloriant, va nous permettre de nous reconnecter avec notre structure profonde. Avec tout notre potentiel, notre soi » souligne Laurence Luyé-Tanet.

    Aujourd’hui, les mandalas pré-dessinés à colorier sont très populaires et ils permettent des prises de conscience. Mais attention, il faut veiller à bien choisir son mandala suivant les besoins du moment (thème sur lequel on désire travailler) ou suivant son intuition. L’essentiel est d’aiguiser notre bien-être en nous ramenant à l’instant présent, de se faire plaisir à travers les différentes couleurs, de retrouver un état de relâchement et de paix intérieure. Laurence Luyé-Tanet est persuadée « qu’il existe des impacts énergétiques beaucoup plus subtils : la forme du mandala et le centre nous amènent automatiquement vers un état d’unité. Ils nous permettent de nous recentrer. Mais il y a également les couleurs qui, associées aux formes, vont créer visuellement des volumes dont vont émerger des sensations et des énergies très différentes ».

    Dans la grande majorité des traditions, le cercle représente la vie et la mort, la naissance ou la renaissance, la maturité, la résurrection… En dessinant un mandala, nous dessinons et /ou nous colorions notre état d’âme de l’instant présent, un véritable miroir qui projette nos émotions, notre vécu ou nos espoirs, somme toute un mandala représenterait le cycle de l’existence. Carl Gustave Jung le considérait comme le symbole du soi. « Chaque matin, je dessinais une petite figure circulaire… qui semblait correspondre à mon état intérieur du moment. Je n’ai découvert que petit à petit ce qu’était réellement le mandala : le soi, l’intégrité de la personnalité laquelle, quand tout va bien, est harmonieuse ».

     

    Mental Waves – Mars 2017
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